Modèle de contrat de location meublé - Conforme loi ELAN/ALUR

CONTRAT DE LOCATION OU DE COLOCATION DE LOGEMENT MEUBLÉ À USAGE D'HABITATION PRINCIPALE

Soumis au titre Ier bis de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989

I. Désignation des parties

Le présent contrat est conclu entre les soussignés :
Personne physique

désigné (s) ci-après « le bailleur » ;

et

 

désigné (s) ci-après « le locataire » ;
Il a été convenu ce qui suit :

II. Objet du contrat

Le présent contrat a pour objet la location d’un logement ainsi déterminé :

A. Consistance du logement
  • Localisation du logement :
  • Type d’habitat : Immeuble collectif
  • Régime juridique de l’immeuble : Copropriété
  • Période de construction :
  • Surface habitable:           m²
  • Nombre de pièces principales :
  • Autres parties du logement : néant
  • Éléments d’équipements du logement : néant
  • Modalité de production de chauffage :
  • Modalité de production d’eau chaude sanitaire :

B. Destination des locaux
LOCATION MEUBLÉE À USAGE DE RÉSIDENCE PRINCIPALE
Le locataire s’interdit notamment d’exercer dans les locaux loués toute activité commerciale, industrielle ou artisanale.

C. Désignation des locaux et équipements accessoires de l’immeuble à usage privatif du locataire
Néant 

D. Enumération des locaux, parties, équipements et accessoires de l’immeuble à usage commun
Néant. 

E. Equipement d’accès aux technologies de l’information et de la communication
Néant. 

III. Date de prise d’effet et durée du contrat

La durée du contrat et sa date de prise d’effet sont ainsi définies :

A. Date de prise d’effet du contrat : 19/01/2021

B. Durée du contrat : 1 an

A l’exception des locations consenties à un étudiant pour une durée de neuf mois, les contrats de location de logements meublés sont reconduits tacitement à leur terme pour une durée d’un an et dans les mêmes conditions. Le locataire peut mettre fin au bail à tout moment, après avoir donné congé. Le bailleur peut, quant à lui, mettre fin au bail à son échéance et après avoir donné congé, soit pour reprendre le logement en vue de l’occuper lui-même ou une personne de sa famille, soit pour le vendre, soit pour un motif sérieux et légitime.

Les contrats de locations meublées consenties à un étudiant pour une durée de neuf mois ne sont pas reconduits tacitement à leur terme et le locataire peut mettre fin au bail à tout moment, après avoir donné congé. Le bailleur peut, quant à lui, mettre fin au bail à son échéance et après avoir donné congé.

IV. Conditions financières

Les parties conviennent des conditions financières suivantes :

A. Loyer
1° Fixation du loyer initial :
a) Montant du loyer mensuel hors charges :

b) Le cas échéant, modalités particulières de fixation initiale du loyer applicables dans certaines zones tendues :

- le loyer du logement objet du présent contrat est soumis au décret fixant annuellement le montant maximum d’évolution des loyers à la relocation : Non

- le loyer du logement objet du présent contrat est soumis au loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral : Non

c) Le cas échéant, informations relatives au loyer du dernier locataire :
 
2° Modalités de révision :
a) Date de révision : loyer révisable annuellement à chaque date anniversaire de l'entrée en vigueur du présent contrat

b) Indice de révision : Indice de Référence des Loyers (IRL) publié par l'INSEE

c) Date de l'indice de référence : Indice IRL du 15/01/2021, valeur 130,52

B. Charges récupérables
1. Modalité de règlement des charges récupérables :
En plus du loyer, le locataire rembourse au bailleur sa quote-part de charges récupérables. Ces charges sont définies par le décret n°87-713. Ces charges donnent lieu au versement d'une provision mensuelle, payable en même temps que le loyer. Une régularisation des charges et des provisions doit être effectuée chaque année.
En plus du loyer, le locataire rembourse au bailleur sa quote-part de charges récupérables. Ces charges sont définies par le décret n°87-713. Ces charges ne donnent pas lieu au versement d’une provision mensuelle, mais ces charges seront acquittées de manière ponctuelle par le locataire à la demande du bailleur, sur justificatif des dépenses engagées.
Les parties optent pour la récupération des charges par le bailleur sous la forme d’un forfait. Ce forfait ne donne pas lieu à régularisation. Le montant du forfait sera révisé chaque année dans les mêmes conditions que le loyer.


2. Montant mensuel des provisions sur charges ou du forfait de charges :
Néant

C. Modalités de paiement
  • Périodicité du paiement : mensuelle
  • Paiement : terme à échoir (loyer payable d'avance)
  • Date de paiement : au plus tard le 01 du mois
  • Montant total dû à la première échéance de paiement pour une période complète de location :
       Loyer nu : 0,00 euros
       MONTANT TOTAL : 0,00 euros
Aperçu page 1 du modèle de contrat de location meublé

Location meublée

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Mise à jour : les baux d'habitation doivent inclure de nouvelles informations obligatoires :
  • Classe du DPE (Diagnostic de Performance Energétique)
  • Calendrier d'interdiction de location des passoires thermiques
  • Identifiant fiscal du logement
Tous nos modèles incluent ces nouvelles informations règlementaires.

Comment faire un contrat de location meublé ?

En location meublée, les éléments à mentionner dans le contrat de location sont identiques au bail de location nue.

Les principales différences à noter sont les suivantes :
  • la durée du contrat est d’un an renouvelable par tacite reconduction (9 mois pour les locations étudiantes)
  • le délai de préavis pour le locataire est d’un mois (contre 3 en général pour une location nue)
  • le montant du dépôt de garantie est au maximum de deux mois de loyer hors charge
  • un forfait de charges peut remplacer les provisions pour les charges locatives (pas de régularisation annuelle nécessaire)
  • un inventaire des meubles et des équipements est à joindre au bail

Quels sont le mobilier et les équipements obligatoires ?

Le bien doit être équipé d’un minimum de meubles, d’équipements et d’appareils électroménagers pour que le locataire puisse s’installer simplement en "posant ses valises" s’il le souhaite.

Avant le 1er septembre 2015, la loi ne prévoyait pas de critères détaillés pour les meubles et les équipements. On pouvait installer une literie, des meubles, des plaques de cuisson ou une gazinière, un réfrigérateur et des ustensiles de cuisine pour que le logement soit qualifié de meublé.

Depuis le 1er septembre 2015, la règlementation applicable à la location meublée prévoit des critères d’ameublement plus détaillés. Le logement meublé doit être équipé a minima :

  • d’un lit avec une couette ou une couverture ;
  • de volets ou de rideaux dans les chambres à coucher ;
  • de plaques de cuisson, d’un four ou d’un four à micro-ondes ;
  • d’un réfrigérateur avec un compartiment de congélation ;
  • de la vaisselle en quantité suffisante pour le repas des occupants ;
  • des ustensiles de cuisine ;
  • une table, des chaises, des étagères de rangement ;
  • des luminaires et des équipements fonctionnels et adaptés pour l’entretien ménager (un balai et une serpillière pour les sols carrelés, un aspirateur pour la moquette, etc.).

Attention ! Encas de litiges, si l’affaire est portée devant les tribunaux, le juge peut procéder à une requalification du bail en location vide s’il estime que les critères d’un contrat en meublé ne sont pas remplis.

Qu’est-ce que le statut LMNP ?

En signant un bail de location meublée, vous devenez Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP). Au préalable, il faut remplir le formulaire CERFA P0i. « Déclaration de début d’activité ». Ce formulaire est à envoyer RCS (greffe du tribunal de commerce) dont dépend le logement. Un numéro de SIRET/SIREN vous sera attribué par le greffe.

Les revenus des locations meublées sont des revenus qui relèvent des "Bénéfices Industriels et Commerciaux" (BIC). Ces revenus bénéficient d’une fiscalité particulière. Vous pouvez opter soit pour :
  • Le régime "Micro BIC" : un abattement forfaitaire de 50% est appliqué par l’administration fiscale.
  • Le régime "Meublé réel" : les dépenses réelles sont déduites des revenus. Et surtout, un amortissement comptable permet de déduire 2 à 3% de la valeur du bien tous les ans. Fiscalement ce régime est très avantageux.

Est-ce plus rentable de louer en meublé ?

Depuis quelques années, la location meublée est prisée par les investisseurs immobiliers.

Une fiscalité avantageuse dans 9 cas sur 10

C’est le point clé qui fait pencher les investisseurs vers la location meublée : la "déclaration meublée au réel" permet en général de ne plus payer d’impôts sur ses revenus locatifs : impôt sur le revenu et cotisations sociales CSG/CRDS.

Un loyer majoré d’environ 10%

En location meublée, le loyer est majoré d’environ 10% par rapport à un logement équivalent en location nue, du fait des meubles et équipements. En contrepartie, le propriétaire doit acheter et remplacer les équipements au fil du temps.

Des changements de locataires plus fréquents

En location meublée, la rotation des locataires (jeunes actifs, étudiants, professionnels mobiles) est plus importante qu’en location nue. Le risque de vacance locative est plus important, ce qui peut impacter la rentabilité de l’investissement. Les éventuels honoraires d’agence viennent aussi impacter la rentabilité.

Quels sont les avantages du bail meublé par rapport à la location vide ?

En premier lieu, le bail meublé est apprécié pour sa fiscalité avantageuse et au final une meilleure rentabilité pour un investissement locatif.

La location meublée s’applique bien aux petites surfaces en centre ville, recherchées par les étudiants et les professionnels mobiles.

La location meublée apporte un peu plus de souplesse pour la durée de location. La durée minimum du contrat est d’une année (9 mois pour les étudiants), contre trois ans dans le cadre d’une location de logement vide. Les préavis minimum sont également plus courts 3 mois pour le bailleur (contre 6 mois dans une location vide) et 1 mois à l’avance pour le locataire (contre trois mois dans une location vide). Attention toutefois, les critères pour récupérer un logement sont très stricts : reprise pour usage personnel, reprise pour vente ou reprise pour impayés ou trouble du voisinage.

Cela dit, la location vide est sécurisante parce que les locataires occupent le bien pour une durée plus longue. La rotation de locataires est beaucoup moins fréquente que dans le cadre d’une location meublée et les frais annexes qui en découlent sont moins élevés.

Aperçu page 1 du modèle de contrat de location meublé Aperçu page 2 du modèle de contrat de location meublé
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Quel statut pour la location meublée ?

Deux statuts peuvent être accordés :

  • Lorsque les revenus qui découlent de la location dépassent 23 000 euros par an et lorsque le propriétaire du bien est inscrit au registre du commerce et qu’il exerce cette activité à titre principal, le contrat signé peut être une « Location meublée professionnelle » (LMP).
  • Si les conditions précédentes ne sont pas remplies, la location meublée est non professionnelle (LMNP). La plupart des propriétaires-bailleurs choisissent ce statut. En optant pour le régime micro-BIC, ils sont imposés sur la moitié de leurs loyers charges incluses. Lorsqu’ils sont soumis au régime réel, les charges qui leur incombent (travaux, intérêts d’un prêt, etc.) sont déduites de leurs recettes locatives et les amortissements pratiqués peuvent aussi être défalqués des loyers. Toutes ces dépenses déduites contribuent à faire baisser les recettes imposables.

Dans les deux cas, les revenus sont considérés comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Les annexes obligatoires du bail meublé

En plus du contrat signé, le bailleur est tenu de remettre au locataire un ensemble de documents annexes au moment de la signature. L'absence de l'une de ces pièces peut engager sa responsabilité.

Le dossier de diagnostics techniques (DDT)

DiagnosticObligatoire si…Durée de validité
DPE - Diagnostic de Performance ÉnergétiqueToujours10 ans
CREP - Risque d'exposition au plombImmeuble construit avant 19496 ans si positif · Illimitée si négatif
État amianteImmeuble construit avant 1997Illimitée si négatif
État installation gazInstallation de plus de 15 ans6 ans
État installation électriqueInstallation de plus de 15 ans6 ans
ERP - État des Risques et PollutionsToujours6 mois
Diagnostic bruitZone d'exposition au bruit (plan d'exposition)Illimitée

Les autres documents à remettre

  • La notice d'information relative aux droits et obligations des locataires et des bailleurs (décret du 29 mai 2015)
  • L'inventaire détaillé du mobilier, signé contradictoirement lors de l'état des lieux d'entrée – c'est ce document qui prouve le caractère meublé de la location
  • Le règlement de copropriété (uniquement si le logement est situé dans un immeuble en copropriété)

Lire aussi : État des lieux – modèle gratuit

Bail meublé et DPE : les nouvelles interdictions de location

Depuis 2025, la classe énergétique du logement conditionne directement la possibilité de le louer, y compris en location meublée. Ces règles sont issues de la loi Climat et Résilience n°2021-1104 du 22 août 2021.

Le calendrier d'interdiction

Classe DPESeuil de consommationInterdiction de louer
G> 450 kWh/m²/anDepuis le 1er janvier 2025
F331 à 450 kWh/m²/anÀ partir du 1er janvier 2028
E251 à 330 kWh/m²/anÀ partir du 1er janvier 2034

Concrètement : un propriétaire ne peut plus signer de nouveau bail meublé sur un logement classé G depuis le 1er janvier 2025. Les baux en cours peuvent se poursuivre jusqu'à leur échéance, mais ne peuvent pas être renouvelés si le logement n'a pas été mis aux normes.

Ce qui doit figurer dans le bail depuis 2024

Depuis le 1er janvier 2024, tout nouveau contrat de location doit mentionner :

  • La classe DPE du logement (de A à G)
  • Le calendrier d'interdiction de location des passoires thermiques applicable au bien
  • L'identifiant fiscal du logement (disponible sur avis.impots.gouv.fr)

Tous nos modèles de bail meublé intègrent ces mentions obligatoires.

Lire aussi : Les diagnostics obligatoires pour la location

Bail meublé étudiant et bail mobilité : les variantes courtes durées

Le bail meublé classique d'un an n'est pas la seule option. Deux variantes permettent de louer sur des durées plus courtes, avec des règles spécifiques.

Le bail meublé étudiant (9 mois)

Lorsque le locataire est étudiant, le bailleur peut conclure un bail d'une durée de 9 mois, non renouvelable par tacite reconduction. Ce bail prend fin automatiquement à son terme, sans qu'aucune des parties n'ait à donner congé.

  • Durée fixe : 9 mois
  • Pas de reconduction automatique
  • Le locataire peut néanmoins donner congé avant le terme, avec un préavis d'un mois
  • Le modèle de contrat est identique au bail meublé standard – seule la durée change

Ce bail est particulièrement adapté aux locations de studios en ville universitaire, dont la demande est forte de septembre à juin.

Le bail mobilité (1 à 10 mois)

Créé par la loi ELAN de 2018, le bail mobilité est destiné aux personnes en situation de mobilité temporaire : formation professionnelle, études, stage, apprentissage, mutation, mission temporaire. Sa durée est librement fixée entre 1 et 10 mois, non renouvelable.

  • Aucun dépôt de garantie autorisé
  • Pas de reconduction possible (un nouveau bail mobilité peut être signé avec un locataire différent)
  • Le locataire peut donner congé à tout moment avec un préavis d'un mois
  • Le bailleur ne peut pas donner congé avant le terme

Lire aussi : Le bail mobilité – modèle gratuit à télécharger

Les clauses interdites dans un bail meublé

La loi du 6 juillet 1989 dresse une liste de clauses réputées non écrites, c'est-à-dire nulles de plein droit même si elles sont signées par les deux parties. Un bail meublé ne peut pas contenir les dispositions suivantes.

Clauses interdites côté locataire

  • Interdire au locataire d'héberger des personnes ne vivant pas habituellement avec lui
  • Interdire la détention d'un animal de compagnie (sauf dans les parties communes)
  • Imposer le prélèvement automatique du loyer comme seul mode de paiement
  • Prévoir des frais de relance ou de mise en demeure à la charge du locataire
  • Facturer l'établissement de la quittance de loyer
  • Imposer une assurance habitation souscrite par le bailleur et refacturée au locataire
  • Prévoir des pénalités en cas de départ anticipé, au-delà du préavis légal d'un mois

Clauses interdites côté bailleur

  • S'exonérer de toute responsabilité en cas de troubles de jouissance
  • Se réserver le droit de résilier le bail sans respecter les motifs légaux
  • Prévoir une révision du loyer à une fréquence supérieure à une fois par an
  • Interdire les sous-locations sans en préciser les conditions légales

Conséquence : une clause interdite est réputée non écrite. Elle est sans effet, mais le reste du bail demeure valide. En revanche, si le bailleur tente de l'appliquer, le locataire peut saisir la Commission départementale de conciliation (CDC) ou le tribunal judiciaire.

Lire aussi : Tout savoir sur la caution solidaire

L'encadrement des loyers en location meublée

Dans certaines villes, le loyer d'un logement meublé ne peut pas être fixé librement : il est soumis à un loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral. Ce dispositif s'applique dans les zones dites « tendues ».

Les villes concernées en 2026

L'encadrement des loyers est en vigueur dans plusieurs agglomérations :

  • Paris – depuis juillet 2019 (expérimentation confirmée par la loi ELAN)
  • Lille, Hellemmes, Lomme – depuis mars 2020
  • Lyon et Villeurbanne – depuis novembre 2021
  • Bordeaux – depuis juillet 2022
  • Montpellier – depuis juillet 2022
  • Paris petite couronne (Aubervilliers, Saint-Denis, Montreuil…) – depuis 2023

Comment ça fonctionne ?

Dans ces villes, le loyer mensuel hors charges ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré, calculé par m² selon le type de logement (meublé ou vide), le nombre de pièces, l'époque de construction et le quartier. Le loyer meublé bénéficie d'une majoration de 10 % par rapport au loyer de référence vide.

Si un complément de loyer est demandé (pour une localisation exceptionnelle ou des prestations particulières), il doit être expressément mentionné dans le bail avec sa justification.

Conséquence d'un dépassement : le locataire peut contester le loyer devant la Commission départementale de conciliation dans les 3 ans suivant la signature du bail, et obtenir une réduction rétroactive.

Lire aussi : Encadrement des loyers – toutes les villes concernées

Dépôt de garantie : versement, retenues et délais de restitution

Le dépôt de garantie (souvent appelé à tort « caution ») fait l'objet de règles précises en location meublée, aussi bien pour son versement que pour sa restitution.

Montant et versement

Le montant maximum est de 2 mois de loyer hors charges. Il est versé à la signature du bail et ne peut pas être demandé si le locataire paie son loyer par virement bancaire mensuel automatique.

Le dépôt de garantie ne produit pas d'intérêts au profit du locataire et ne peut pas être révisé en cours de bail.

Délais de restitution

SituationDélai maximum de restitution
État des lieux de sortie conforme à l'état des lieux d'entrée1 mois après remise des clés
État des lieux de sortie présentant des dégradations imputables au locataire2 mois après remise des clés

En cas de dépassement, le bailleur doit verser au locataire une pénalité de 10 % du loyer mensuel hors charges par mois de retard commencé.

Retenues autorisées

Le bailleur peut déduire du dépôt de garantie les sommes correspondant à :

  • Des dégradations constatées à l'état des lieux de sortie (non imputables à la vétusté normale)
  • Des loyers ou charges impayés
  • Des remplacements de mobilier manquant ou détruit, justifiés par factures

La vétusté normale du logement et des équipements ne peut pas être déduite. En cas de litige, une grille de vétusté peut être annexée au bail pour définir la durée de vie des équipements.

Lire aussi : Tout savoir sur le dépôt de garantie

La colocation meublée : règles spécifiques et bail adapté

La colocation meublée est une forme de location qui séduit de plus en plus de bailleurs : elle optimise la rentabilité du bien tout en répondant à une forte demande, notamment dans les grandes villes universitaires. Elle obéit cependant à des règles spécifiques.

Bail unique ou baux individuels ?

Deux formules sont possibles :

  • Bail unique signé par tous les colocataires : chacun est solidairement responsable du paiement du loyer total. C'est la formule la plus protectrice pour le bailleur. Une clause de solidarité doit être expressément prévue dans le contrat.
  • Baux individuels : chaque colocataire signe un bail distinct pour sa chambre et sa quote-part de parties communes. La solidarité entre locataires n'existe pas dans ce cas.

Le bail unique meublé avec clause de solidarité

En cas de départ d'un colocataire en cours de bail :

  • Le colocataire sortant doit respecter un préavis d'un mois
  • Sa solidarité financière se prolonge jusqu'à l'entrée d'un nouveau colocataire, et au maximum pendant 6 mois après son départ
  • Le colocataire sortant doit trouver un remplaçant agréé par le bailleur, sauf si le bail le dispense de cette obligation

Spécificités du dépôt de garantie en colocation

Le plafond reste de 2 mois de loyer hors charges pour l'ensemble de la colocation (pas par colocataire). La répartition entre colocataires est libre et gérée entre eux.

Lire aussi : Modèle de bail de colocation – gratuit

La révision annuelle du loyer en bail meublé (IRL)

En location meublée, le loyer peut être révisé une fois par an, à la date anniversaire du bail, si une clause de révision a été prévue dans le contrat. Cette révision est encadrée par l'Indice de Référence des Loyers (IRL) publié trimestriellement par l'INSEE.

La formule de calcul

Le nouveau loyer se calcule comme suit :

Nouveau loyer = Loyer actuel × (IRL du trimestre de référence / IRL du même trimestre l'année précédente)

Le trimestre de référence est celui mentionné dans le bail (généralement le dernier IRL publié à la date de signature).

Exemple concret

Loyer actuel800 €
IRL T1 2026 (référence)144,41
IRL T1 2025 (référence N-1)141,03
Nouveau loyer800 × (144,41 / 141,03) = 819,18 €

Points importants

  • La révision n'est pas automatique : le bailleur doit en faire la demande. S'il omet de la réclamer, il perd le bénéfice de la révision pour l'année écoulée.
  • La hausse ne peut en aucun cas être supérieure à la variation de l'IRL : le bailleur ne peut pas invoquer d'autres motifs (travaux, hausse de charges) pour augmenter le loyer en dehors de cette formule.
  • En zone soumise à l'encadrement des loyers, le nouveau loyer révisé ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré en vigueur.
  • L'IRL est consultable sur le site de l'INSEE et mis à jour chaque trimestre.

Lire aussi : Révision de loyer automatique avec ImmobilierLoyer

Le forfait de charges en location meublée

Les fortes augmentations des prix de l’énergie ces dernières années ont créé des situations difficiles pour les propriétaires pratiquant le forfait de charges : ils paient des charges très élevées sans pouvoir répercuter les hausses sur le locataire.

Le forfait de charges concerne les charges locatives, aussi appelées charges récupérables. Ces charges sont par exemple la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, les charges « locatives » du syndic de copropriété…

Le forfait des charges permet au bailleur de demander mensuellement un montant pour couvrir les charges locatives. Ce montant est définitif, quelles que soient les charges réellement supportées par le propriétaire. La loi impose que ce montant soit réaliste.

A défaut de forfait, le locataire paie des provisions mensuelles de charges, puis une régularisation annuelle permet de comparer les charges réellement engagées par le propriétaire et les provisions versées par le locataire.

Le forfait de charges est plus simple à gérer. Il est intéressant si les charges sont stables d’une année sur l’autre, et si elles ne comprennent pas les consommations personnelles du locataire en eau et en chauffage, ces consommations étant par nature imprévisibles.

Récupérer un logement meublé

Contrairement à une idée reçue, les conditions pour que le propriétaire récupère un logement meublé sont les mêmes que pour une location vide.

Si le logement constitue la résidence principale du locataire, la seule différence provient de la durée du bail. Le bail meublé étant d’1 an, le propriétaire peut récupérer son logement tous les ans, avec un préavis de 3 mois. Pour un bail vide, le propriétaire peut récupérer son logement tous les 3 ans, avec un préavis de 6 mois.

Sinon, les conditions pour que le bailleur résilie un bail meublé sont aussi strictes que pour un logement vide :

  • Récupérer le logement pour en faire sa résidence principale ou celle d’un membre de sa famille
  • Vendre le logement
  • Résiliation pour motif "légitime et sérieux" : impayés de loyer, trouble du voisinage, etc.

FAQ - Contrat de location meublée

La durée minimale d'un bail de location meublée est d'un an, renouvelable automatiquement par tacite reconduction pour la même durée.

Deux exceptions :

  • Le bail étudiant : 9 mois fixes, non renouvelable tacitement
  • Le bail mobilité : de 1 à 10 mois, non renouvelable, sans dépôt de garantie (loi ELAN 2018)

Le dépôt de garantie est plafonné à 2 mois de loyer hors charges, conformément à l'article 22 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 modifiée par la loi ALUR.

C'est le double de la location nue (1 mois). Demander davantage expose le bailleur à une sanction et au remboursement du trop-perçu.

Le décret n°2015-981 du 31 juillet 2015 impose a minima :

  • Un lit avec couette ou couverture
  • Des volets ou rideaux occultants dans les chambres
  • Des plaques de cuisson + four ou micro-ondes
  • Un réfrigérateur avec compartiment congélation
  • De la vaisselle et des ustensiles de cuisine en nombre suffisant
  • Une table, des chaises et des étagères de rangement
  • Des luminaires dans chaque pièce principale
  • Du matériel d'entretien ménager (aspirateur, balai, serpillière)

Attention : l'absence d'un seul élément peut entraîner la requalification du bail en location vide par le juge ou l'administration fiscale, avec perte des avantages LMNP.

CritèreBail meubléBail vide
Durée minimale1 an (9 mois étudiant)3 ans
Préavis locataire1 mois3 mois (1 mois zone tendue)
Préavis bailleur3 mois6 mois
Dépôt de garantie2 mois de loyer HC1 mois de loyer HC
ChargesForfait ou provision (au choix)Provision + régularisation annuelle
Fiscalité bailleurBIC — statut LMNPRevenus fonciers
Abattement micro50 % (Micro-BIC)30 % (Micro-foncier)

Le bail meublé doit obligatoirement être accompagné des documents suivants :

  • La notice d'information aux locataires et bailleurs (décret du 29 mai 2015)
  • Le dossier de diagnostics techniques (DPE, CREP si immeuble avant 1949, état des installations gaz et électrique si plus de 15 ans, ERP)
  • L'état des lieux d'entrée accompagné de l'inventaire détaillé du mobilier, signé contradictoirement par les deux parties
  • Le règlement de copropriété si le logement est en immeuble collectif

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G (consommation supérieure à 450 kWh/m²/an) ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail, y compris en location meublée.

Les logements classés F seront soumis à la même interdiction à partir du 1er janvier 2028 (loi Climat et Résilience n°2021-1104).

Les baux en cours peuvent se poursuivre jusqu'à leur échéance, mais ne peuvent pas être renouvelés si le logement reste en dessous du seuil.

Le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) s'applique dès lors que vos revenus locatifs meublés sont inférieurs à 23 000 € par an ou inférieurs à l'ensemble de vos autres revenus professionnels.

Pour le déclarer, il faut remplir le formulaire P0i auprès de l'INPI dans les 15 jours suivant la première mise en location. Un numéro SIRET vous sera attribué.

Deux régimes fiscaux sont disponibles :

  • Micro-BIC : abattement forfaitaire de 50 % sur les revenus déclarés
  • Régime réel : déduction des charges réelles + amortissement comptable du bien — plus avantageux dans 9 cas sur 10

Du côté du locataire : oui, à tout moment, avec un préavis d'un mois, sans avoir à justifier sa décision.

Du côté du bailleur : non, sauf à l'échéance du bail, avec un préavis de 3 mois, et uniquement pour l'un des trois motifs légaux :

  • Reprise du logement pour usage personnel ou d'un membre de la famille
  • Vente du logement
  • Motif légitime et sérieux (impayés de loyer, troubles de voisinage…)

Le bailleur dispose d'un mois pour restituer le dépôt de garantie si l'état des lieux de sortie est conforme à l'état des lieux d'entrée, ou de deux mois en cas de dégradations imputables au locataire.

En cas de dépassement, le bailleur doit verser une pénalité de 10 % du loyer mensuel hors charges par mois de retard commencé (article 22 de la loi du 6 juillet 1989).

Oui. Dans les villes concernées (Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier…), le loyer d'un logement meublé ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral. Le meublé bénéficie d'une majoration de 10 % par rapport au loyer de référence vide.

Tout dépassement peut être contesté par le locataire devant la Commission départementale de conciliation dans les 3 ans suivant la signature du bail.

Contrat de location nue (non meublé)

Pour les locations non meublées, voir le modèle type de bail pour location nue.


Les modèles proposés sont fournis à titre informatif et ne remplacent pas un avis juridique.

11 commentaires SUR

  • Mouraret 05 janvier

    Pour être en micro BIC ,si j'ai bien compris ,il ne faut pas dépasser 23000 euros par an mais charges comprises ou non ?

  • Paul 05 janvier

    Non, le plafond du micro-BIC est à 70000€ pour les locations meublées. Le plafond de 23000€ correspond au plafond LMNP seulement si vos revenus meublés sont supérieurs à tous vos autre revenus. Dans ce cas, vous basculez dans le régime LMP (Loueur en Meuble Professionnel), et dans ce cas le régime micro-BIC s'applique par défaut jusqu'à 70000€ de loyers encaissés charges comprises. Mais il est en général plus avantageux de déclarer au régime "réel" pour bénéficier de l'amortissement comptable de la valeur du bien.

  • Nicoulette 30 août

    Location d'un studio meublé à 340 € par mois charges comprises. quel est le plus avantageux pour moi au niveau fiscal ? Merci

  • Paul 30 août

    Tout dépend du coût d'acquisition et des travaux que vous avez réalisé. Vous pouvez faire une simulation fiscale meublé LMNP très simple pour vous donner une idée.

  • Claire 03 septembre

    Bravo pour votre site et merci pour la mise à disposition de tous ces documents fort utiles !

  • jourdain 14 novembre

    bonjour mon fils loue une chambre dans une colocation à 3 personnes le propriétaire nous a fait signer un contrat type alors qu'il ne s'applique pas à une location individuelle .quel bail doit on alors signer dans ce cas de colocation avec bail individuel?merci

  • JPL 14 novembre

    Si je comprends bien, votre fils loue une chambre dans un meublé, et chaque locataire a signé un bail individuel. Dans ce cas, le bailleur est libre de faire signe le modèle de bail qu'il souhaite, dans le mesure où le bail respecte les termes de la loi du 06 juillet 1989. Le modèle de bail type définit par décret est donc parfaitement valable et même conseillé.

  • Defremont 10 juin

    Bonjour, Je loue actuellement un appartement non meublé que je déclare en micro foncier.
    Je souhaite le meublé et le louer, au plus vite, en micro BIC.
    Qu'elle démarche administratives doit-je effectué pour déclarer mon logement en meublé micro Bic LMNP?

  • Albert 10 juin

    Il faut faire une déclaration de début d'activité LMNP auprès du tribunal de commerce. Je vous conseille de comparer le micro BIC et le BIC au réel, car dans 9 cas sur 10, le régime réel est plus avantageux que le micro.

  • Vacaro 04 août

    Bonjour,
    je pars 1 an à l'étranger, et je compte louer mon appartement meublé à un étudiant bail de 9 mois pendant mon absence.
    Je ne sais pas du tout comment je dois déclarer aux impôts en tant que particuliers ?
    qu'est ce que le régime micro BIC ?
    En vous remerciant.

  • Julie 04 août

    Bonjour,

    Les revenus de location d'un logement meublé sont à déclarer aux impôts dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Dans votre cas, le plus simple serait d'opter pour le régime micro BIC, qui s'applique par défaut pour les locations meublées avec des loyers annuels inférieurs à 77 700 €. La déclaration fiscale est à effectuer directement sur le formulaire 2042 (déclaration de revenus). Vous déclarez l'ensemble des loyers et charges encaissés, l'administration fiscale applique un abattement 50%. Les 50% restants sont soumis à l'impôt sur le revenu, et aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS...) à hauteur de 17,2%.

    A savoir :
    - Vous devez effectuer une déclaration de création d'entreprise pour l'activité de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP), dans les 15 jours qui suivent le début du bail. Cette formalité est à effectuer sur le site des impôts ou de l'INPI.
    - Il est possible que vous ayez à payer la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises), en plus de l'impôt sur les revenus, en fonction des revenus locatifs et de votre commune.
    - Le régime fiscal "LMNP au réel" est généralement plus avantageux que le régime micro-BIC, mais il est un plus complexe à mettre en œuvre (tenue d'une comptabilité, liasses fiscales à envoyer aux impôts).

    Cordialement

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